Hommage à notre Senpai qui nous a quitté mais veille sur nous

Mis en avant

Après une saison si particulière, le 14 août 2020 nous quittait notre Senpai, André Ketterer.

Enseignant d’Aikido, notamment auprès des plus jeunes dans un Dojo dans l’Est de la France, c’est en lisant Métamorphose de la Violence de nos Professeurs Jean-Daniel Cauhépé et A. Kuang, qu’il a décidé de suivre l’enseignement de l’Ecole de Sumikiri.

Chaque été et au fil des stages de week-end, nous avons étudié ensemble, lui qui n’a manqué aucun stage au cours de ces presque vingt dernières années.

Visionnaire doué d’une grande ouverture d’esprit, sa persévérance et sa fidélité sans faille resteront un exemple pour tous ceux qui l’ont côtoyé et pour les générations à venir. Nombreuses sont les anecdotes que nous ferons vivre.

Ses paroles de confiance et d’Amitié résonneront à jamais en moi et je sais qu’il veille sur notre Ecole auprès de notre Professeur.

Aurore

Merci pour le stage de Paris et rendez-vous à la Seyne-sur-Mer en mars 2018 !

L’école de Sumikiri remercie tous ceux qui sont venus au stage de la semaine dernière à Paris. Magnifique moment partagé. Très beau travail ensemble à la découverte de soi-même et des autres. Les arts-martiaux offrent d’innombrables manières de progresser sur la Voie.
Rendez-vous au prochain stage mi-mars à la Seyne sur Mer chez Aikido Club Seynois Sumikiri.

 

Verticale

Merci Geneviève pour ce partage.

Verticale
«C’est dans une ascendance que l’arbre s’enracine.» Rien à faire, j’y reviens toujours. A ce livre de Gilles Baudry illustré par Nathalie Fréour, Un silence de verdure (Editions L’enfance des arbres).
Gilles qui me disait récemment: «Les gens n’entendent plus le mot ‘transcendance ‘. Alors j’emploie celui de ‘verticalité’».
Une verticalité qui s’enracine: celui qui veut aller haut doit commencer par prendre appui sur le sol, et plus il s’abaissera, plus il s’élèvera. C’est un peu le principe du sumikiri, cet art martial qui utilise la force de l’autre pour le désarmer: si je m’abaisse,
lui s’élèvera jusqu’à perdre l’équilibre et tomber. Moi, j’aurai gardé ma verticalité, mes pieds bien posés sur le sol et mon être tout entier tendu vers le haut. L’espace, alors, prend une densité neuve: je m’appuie sur lui pour inviter l’autre, faire circuler
sa force et tendre vers ce qui m’appelle et me tient.
Toute vie est avancée vers l’ascendance, la verticalité.
Soucis, inquiétudes, questions nous maintiennent trop souvent dans les marécages de l’existence, les eaux stagnantes de nos vies embourbées.
Si nous avançons, c’est le nez rivé au sol. Péniblement, tirés en arrière par les regrets, freinés par nos blessures. Quand et où reprendre souffle? Arrêtons-nous, de loin en loin, pour lever la tête: le soleil, la lumière, l’espace viennent d’en haut. Et prenons le temps de respirer large. Comme l’arbre qui déploie ses branches, le poète qui déplie ses
mots en une parabole d’espérance. Nous sommes faits pour nous tourner vers la lumière. Mais sans renier la terre qui nous porte. Reliés à elle autant qu’à l’espace qui s’ouvre dans la verticalité.
Tenir les deux, le haut et le bas, dans un équilibre qui n’appartient qu’à nous. A trouver à tout instant. La vie, alors, aura saveur d’éternité.
Geneviève de Simone-Cornet

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